Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /Août /2009 15:39

! Le vaccin contre la fièvre jaune n’est pas obligatoire au Sénégal !

 

Le virus :

Le virus de la fièvre jaune est dû à un arbovirus (virus transmis par un arthropode vecteur), le virus amaril (en espagnol, amarillo = jaune). Il est transmis par les moustiques.

 

Symptômes et traitement :

Après une incubation d’une semaine, la maladie débute typiquement avec fièvre, frissons, douleurs musculaires, maux de tête. Elle évoque alors une grippe, une dengue ou un paludisme. Dans les formes graves, au bout de trois jours, une rémission passagère précède l’apparition d’un syndrome hémorragique avec vomissement de sang noirâtre, d’un ictère (coloration jaune de la peau) et de troubles rénaux (albuminurie).

La plupart des malades voient leur état s'améliorer au bout de 3 à 4 jours.

Toutefois dans 15 % des cas, la maladie évolue vers une forme plus grave. Dans ce cas, et seulement dans celui-ci, la mort survient alors dans 50 à 80% des cas, après une phase de délire, de convulsions, et un coma.

Toutes les formes curables laissent après elles une immunité à vie.

Il n’existe aucun traitement spécifique contre la fièvre jaune. Le repos au lit, l’administration d’antipyrétiques, d’antalgiques, d’antiémétiques et la réhydratation sont les seuls armes pour combattre la maladie.

En guise de traitement préventif, dormir sous une moustiquaire, porter des vêtements longs et s’asperger de produit antimoustique.

 

Le vaccin :

Le vaccin antiamarile STAMARIL (= anti fièvre jaune) est un vaccin à virus vivant atténué mais...vivant! Il est cultivé sur des embryons de poulet. Selon l’OMS, l'effet protecteur (immunité) est obtenu en une semaine chez 95% des sujets vaccinés.

La réglementation internationale considère que la vaccination anti-amarile (une seule injection) est efficace pendant 10 ans.

La durée de l’immunité conférée par la vaccination est certainement très supérieure aux dix ans admis par précaution pour la validité du certificat sanitaire international. On a ainsi retrouvé des anticorps neutralisants chez d’anciens soldats américains vaccinés trente ans auparavant et n’ayant depuis été soumis à aucun contact avec le virus amaril.

Le vaccin est composé de :

Lactose, sorbitol, hydrochlorure de L-histidine, L-alanine, chlorure de sodium, chlorure de potassium, phosphate de sodium, phosphate de potassium, chlorure de calcium et sulfate de magnésium.

Les deux acides aminés du solvant (hydrochlorure de L-histidine, L-alanine), qui en outre sont des acides aminés essentiels, pourraient être partiellement toxiques et responsables des effets secondaires violents, lesquels passent par les protéines de choc thermique.


Les effets indésirables
:

Dans 11 à 31% des cas, on peut observer 1 syndrome grippal survenant après quelques jours et ne durant généralement pas plus de 24 h à 48 h : céphalées, douleurs musculaires, fièvre modérée, douleur au point d'injection 10 jours après le vaccin.

Des réactions allergiques (rash, érythème multiforme, urticaire, angiœdème, asthme ) aux composants du vaccin peuvent apparaître.

Dans moins de 1 cas sur 1 000 a été signalé un gonflement des ganglions qui se trouvent dans l’aisselle, du côté où le vaccin a été injecté.

Exceptionnellement, de graves effets secondaires peuvent survenir lors de la 1ère vaccination :

Dans 1 cas sur 200 000 dans le mois suivant la vaccination peuvent survenir : maux de tête, confusion mentale, raideur de la nuque troubles de conscience, mouvements incontrôlés ou paralysie témoignant d’une atteinte du système nerveux, d’évolution parfois grave. Ce risque semble plus important chez les personnes du troisième age (il atteindrait 1/30.000 chez les personnes de plus de 70 ans, contre 1/1.000.000 chez les personnes de moins de 60 ans).

Entre 1945 et 2002, 26 cas d’encéphalite postvaccinale ont été recensés, dont les deux tiers chez des enfants en-dessous de 7 mois. Le risque s’élèverait à 2-6 cas par million de vaccinations. Dans la mesure du possible, donc, ne jamais vacciner un enfant de moins d’un an !

Dans 1 cas sur 250 000, dans les dix jours suivant la vaccination, peut survenir une affection ressemblant à la fièvre jaune (fièvre hémorragique avec atteinte du foie, des reins, du système nerveux) parfois d’évolution mortelle.

Parfois le virus reprend de la vigueur et provoque la maladie qu’on voulait justement éviter.

 

Les contre-indications :

La vaccination contre la fièvre jaune est contre-indiquée chez les sujets immunodéprimés, en général, mais aussi pour les personnes souffrant de maladies fébriles, de  leucoses, lymphomes, déficits immunitaires, sida, et des personnes suivant des traitements immunosuppresseurs (chimiothérapie, corticoïdes...), radiothérapie.

Elle est contre-indiquée pour les personnes souffrant d’allergie vraie à l’œuf, aux protéines de poulet, au lactose, au fructose (à cause du sorbitol), à la néomycine ou à la polymyxie, ainsi qu’à tout autre composant du vaccin.

Les vaccinations, en général, sont fortement déconseillées pour les femmes enceintes et nourrissons de moins de 6 mois.

Je rappelle que tous les vaccins à base de virus vivants atténués sont contre-indiqués au cours de la grossesse, en raison du risque théorique que le virus traverse le placenta et infecte le fœtus. Il faut également savoir que les études de toxicité fœtale et/ou tératogénicité des vaccins sont très rares, voire pour certains vaccins inexistantes, en particulier pour les plus récents.

Selon l’Institut Pasteur : aucune étude de la reproduction sur l'animal n'a été conduite avec STAMARIL et le risque potentiel chez l'homme n'est pas connu. Des données sur un nombre limité de grossesses n'ont révélé aucun effet indésirable sur la grossesse ou sur la santé du fœtus/du nouveau-né. Concernant l’allaitement, il n'existe aucune donnée sur l'excrétion du virus vivant atténué de la fièvre jaune dans le lait animal ou humain.

 

Dans tous les cas, mieux vaut aussi être en bonne santé et bien relax ! On a moins de chance de choper la fièvre jaune, le palu ou toute autre maladie..

 

Statistiques :

Où sont les statistiques du pays sur les cas de fièvre jaune et le nombre de morts ? Si quelqu'un me trouve ça.. Je lui tire mon chapeau bien bas..

Un communique de presse de l'OMS du 5 décembre 2007 annonce "que, le Sénégal, par exemple, n’a enregistré aucun cas de fièvre jaune depuis 2002"... ?!?!?!

Et le Site du Ministère de la Santé, de la Prévention et de l'Hygiène publique du Sénégal précise : "l’Institut Pasteur n’a pas eu à confirmer de cas avérés de fièvre jaune depuis 2006".

Sur toute l'Afrique (statistiques OMS), il n'y a eu que 212 cas de fièvre jaune en 2007.


Homéopathie  :

 

Constantine Hering

 Avant de devenir l'élève de Samuel Hahnemann, le grand homéopathe allemand Constantine Hering, père de l'homéopathie en Amérique du Nord, avait été, pendant ses études de médecine à Leipsig, le protégé d'un fervent adversaire de l'homéopathie, le chirurgien Heinrich Robbi. Celui-ci voulant participer à la croisade contre l'homéopathie d'un éditeur, commanda à Hering de prendre sa place dans une recherche visant à démontrer le ridicule et l'hérésie de Hahnemann. Hering étant un lui-même un fervent opposant de l'homépathie, accepta avec plaisir et pris le projet très à cœur. Il scruta avec ferveur les œuvres complètes de Hahnemann à la recherche du ridicule. Le 3 e volume de la Matière Médicale Pure mentionnait entre autre que l'unique verdict de l'homéopathie était d'en faire « l'expérience » et de « répéter » l'expérience des remèdes. Ce que fit Hering. Il expérimenta sur lui-même l'effet des remèdes et vérifia ainsi la loi des semblables et le bien fondé de l'homéopathie. (voir www.homeopathe.ca sur les remèdes) Mais un événement allait installer en lui une foi inébranlable sur son efficacité. Au cours de ses recherches visant à démolir Hahnemann, Hering fut atteint d'une gangrène au bras à la suite d'une blessure. On lui conseilla une amputation, mais un remède homéopathique le rétablit.

En 1833, Hering s'installa aux États-Unis, enseigna l'homéopathie et traita un grand nombre de patients pendant l'épidémie de fièvre jaune qui suivit la guerre de sécession en 1865. Chez les patients des homéopathes, 95% survivaient, tandis que chez les allopathes, 45% seulement des patients survivaient.

Dans les années 1850, les moustiques propagèrent une série d'épidémies de fièvre jaune dans le sud des États-Unis. Le taux de mortalité chez les gens traités à l'allopathie était de 15 à 85%, tandis que chez les gens traités à l'homéopathie, il était de 5 à 6%. En 1878, à la Nouvelle-Orléans, le taux de mortalité était de 50% en allopathie et de 5% en homéopathie sur les 1945 patients. (Yellow Fever and Its Treatment, par Holcome, 1856 et The Efficacy of Crotalus Horridus in Yellow Fever, C. Neidhard, 1860).

 :
Par Famafrika - Publié dans : Sante - Communauté : Afrique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Retour à l'accueil
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés